Putsch au Burkina Faso: ce que l'on sait du plan d'évasion déjoué

Photo d'archive : le Régiment de sécurité présidentielle avant sa dissolution suite au coup d'Etat raté de septembre dernier.
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Les investigations se poursuivent pour retrouver toutes les personnes impliquées dans le plan d’évasion destiné à faire sortir de prison le général Gilbert Diendéré et les autres soldats détenus dans le cadre du putsch de septembre 2015. Plusieurs personnes sont déjà aux arrêts et ce sont pour la plupart des soldats qui ont appartenu à l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), à l’origine du coup d’Etat.

Ils sont une vingtaine, selon le Premier ministre burkinabè Isaac Zida. Mais d’autres sources font état d’une cinquantaine de personnes impliquées dans ce plan d’évasion. Pour la plupart, ils faisaient partie de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), cette unité d’élite qui assurait la sécurité de l’ancien président Blaise Compaoré.

Il s’agit de soldats qui avaient pour la plupart déjà rejoint leurs d’affectation après la dissolution du Régiment de sécurité présidentielle suite au coup d’Etat du 17 septembre dernier.

Plusieurs casernes comme cibles

Selon les sources sécuritaires, ils avaient l'intention de s’attaquer à plusieurs casernes, notamment le camp Naba Koom 2, qu’ils occupaient avant leur démantèlement. Le camp de gendarmerie Paspanga, situé au cœur de Ouagadougou, et d’autres casernes étaient également dans leur viseur.

Ce plan était destiné à faire sortir de prison le général Gilbert Diendéré et les autres soldats détenus dans le cadre du putsch. Ils projetaient de passer à l’acte le 25 ou le 31 décembre. Le présumé cerveau de cette affaire et plusieurs autres soldats ont été arrêtés au cours d’une réunion.

Une source proche du dossier affirme qu’un ressortissant étranger figure parmi les personnes interpellées. Selon nos sources, seuls quelques soldats de l’ex-RSP sont éclaboussés par cette affaire.