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Djibouti

Djibouti: l'opposition dénonce une vague d'arrestations dans ses rangs

Le gouvernement n'a pas réagi aux demandes de libération des membres de l'opposition incarcérés. Photo: le président Ismaïl Omar Guelleh.
© AFP PHOTO/Carl de Souza

A Djibouti, une semaine après les violences qui ont eu lieu à Balbala, en périphérie de la capitale, l’opposition et les associations locales de défense des droits de l’homme présentent des bilans de plus en plus lourds, évoquant plusieurs dizaines de victimes là où les autorités en comptent sept. La coalition d’opposition USN dénonce également une vague d’arrestations parmi ses membres.

Outre les nombreuses victimes du 21 décembre, la coalition d’opposition Union pour le salut national (USN) dénonce une vague d’arrestations parmi ses membres. Si dans un communiqué publié la semaine dernière, les Etats-Unis ont demandé la libération des responsables politiques emprisonnés, des membres de l’USN restent incarcérés, dont son secrétaire général Abdourahman Mohamed Guelleh.

« Neuf militants et cadres de l’USN restent séquestrés, affirme Daher Ahmed Farah, le porte-parole de la coalition. Quant au secrétaire général, il a comparu hier (dimanche) devant la chambre correctionnelle de première instance du tribunal de Djibouti. Son procès a été renvoyé à dimanche prochain. »

Son avocat, Me Zakaria, parle d’une instrumentalisation politique de la justice et dénonce une violation des droits de la défense. « Non seulement lors de l’enquête préliminaire, j'ai fait l’objet d’un refus, puis la présentation s’est faite en catimini, et ensuite, une fois qu’il a été placé sous mandat de dépôt, je n’ai pas pu obtenir les dossiers », explique-t-il.

Les autorités restent muettes

Abdourahman Mohamed Guelleh a été arrêté lundi 21 décembre au cours d’une opération de police qui a fait trois blessés graves, dont deux par balle. Parmi eux, Hamoud Abdi Souldan, ancien ministre et sympathisant USN. Il est soigné à l’hôpital militaire français Djibouti. Il devrait sortir ce mardi, selon ses proches, mais risque d’être arrêté en vertu d’un mandat d’amener.

Contactées à plusieurs reprises depuis une semaine, les autorités du pays demeurent injoignables. Le porte-parole du gouvernement a fait savoir par l’intermédiaire d’un cabinet de conseil en communication basé au Royaume-Uni, qu’il ne s’exprimerait pas avant 2016.

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