Guinée: l’OMS déclare la fin de l’épidémie d'Ebola

Message de prévention sur le virus Ebola à Conakry en Guinée, le 26 octobre 2014.
© REUTERS/Michelle Nichols

La Guinée célèbre la fin de l'épidémie d'Ebola qui a frappé le pays depuis décembre 2013, faisant des milliers de morts et de déplacés. Une annonce faite en grande pompe par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les autorités ce mardi à Conakry. Un grand soulagement est perceptible au sein de la population du pays.

Deux ans après son apparition dans le sud du pays, les autorités guinéennes et les organisations internationales humanitaires déclarent, ce mardi 29 décembre, la fin de l’épidémie d'Ebola en Guinée. Une annonce attendue notamment par Fodé Tass Sylla, le responsable de la communication de la cellule de lutte contre l’épidémie mise en place par les autorités guinéennes : « A partir de ce jour, l’Organisation mondiale de la Santé va faire sa communication pour la fin de l’épidémie d’Ebola en Guinée ».

Une annonce qui intervient après la période nécessaire de 42 jours sans que la maladie ne se déclare. Et même si cela est une bonne nouvelle pour le pays, il faut rester vigilant ; pour Julien Potet, référent des maladies tropicales négligées chez Médecins sans frontières (MSF), « c’est une très bonne nouvelle pour la Guinée. Ça signifie un délai pendant lequel il n’y a pas eu de cas notifiés et qui donc permet de conclure qu’il n’y a plus actuellement de chaîne de transmission active du virus Ebola dans ce pays. Or, cependant, il est tout à fait possible qu’il y ait résurgence dans les semaines ou les mois à venir... Il faut être extrêmement vigilant. Et il faut aussi maintenant affronter de nouveaux défis, comme par exemple prendre en charge les survivants qui, pour un certain nombre d’entre eux, ont des complications à long terme ».

Plus de 2 500 morts en deux ans

Une épidémie qui a fait plus de 2 500 morts en Guinée (pour 3 800 cas), dont 115 agents de santé. Dans les rues de Conakry, c’est le soulagement et l’espoir qui renaît : « Par-delà les pertes en vies humaines, il y a presque l’isolement complet du pays. Ce ne sont que de vrais partenair  es qui sont restés avec nous. Je suis dans la capitale, j’ai vu des sociétés fermer. J’ai vu des projets arrêter parce que les experts ont fui le pays. Je crois que maintenant, avec l’aide de Dieu, le gouvernement sera capable de faire un programme de relance de notre économie », témoigne un habitant. « Notre nationalité était estampillée de la saleté du virus Ebola. Cette fois, c’est terminé. Le Guinéen ne sera plus regardé comme un virus, mais comme un être humain guinéen », se félicite un autre Guinéen.

Les frontières d’ici et d’ailleurs vont être rouvertes aux Guinéens. Et c’est un soulagement. Il faut enfin souligner que plus de 1 000 autres malades ont survécu à cette terrible maladie.

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