Bénin: le crash de l'hélicoptère de Zinsou dû à une erreur humaine

Le Premier ministre Lionel Zinsou est sorti indemne de l'accident.
© AFP PHOTO/ERIC PIERMONT

Le crash de l’hélicoptère transportant le Premier ministre béninois survenu samedi 26 décembre est dû à une erreur humaine, selon les premières conclusions de l'enquête, a annoncé ce mardi 29 décembre le gouvernement béninois. Lionel Zinsou est sorti indemne de cet accident survenu alors qu'il s'apprêtait à atterrir à Djougou, dans le nord-ouest du pays, où sévit actuellement l'harmattan, un vent sec souvent chargé de poussière.

Samedi dernier, Lionel Zinsou, le Premier ministre béninois se rendait à une fête traditionnelle au nord-ouest du pays quand l’appareil s’est écrasé lors de l’atterrissage à Djougou. Le Premier ministre et tous les occupants de l’hélicoptère sont sains et saufs.

Ce mardi, l’hypothèse d’une défaillance technique de l’hélicoptère, acquis à l’état neuf l’an dernier, a été écartée par le ministre des Transports. « Les enquêtes préliminaires ont révélé qu’il s’agit d’un accident dont les causes peuvent être affectées au facteur humain dû à une mauvaise appréciation de la visibilité liée aux périodes de l’harmattan que connaît la région en ce moment au Bénin », explique Gustave Sonon.

Visibilité réduite

Le ministre confirme que l'harmattan, un vent chargé de poussière, a réduit la visibilité du pilote. « Arrivé sur les lieux et après un tour de repérage, le pilote décide de se poser dans l’enceinte du stade. Au moment de l’atterrissage, un très fort nuage de poussière s’est soulevé tout autour de l’appareil, dégradant immédiatement la visibilité, détaille-t-il. Une partie de l’hélice a heurté un mur de clôture et c’est ce qui a déséquilibré l’appareil. Par rapport à l’aéronef, c’est un aéronef qui est en état de navigabilité. Il a été acquis seulement en 2014 et totalise environ 293 heures de vol. C’est donc un avion neuf et il n’avait pas de visite technique en retard. »

Lionel Zinsou a été nommé en juin Premier ministre du Bénin à la surprise générale. Il a été désigné fin novembre pour être le candidat du pouvoir à la présidentielle de février 2016. Après l’accident, les rumeurs de complot n’avaient pas tardé à enfler, vite démenties par le gouvernement.