Burkina: le président Ouattara aux côtés de Roch Kaboré à l'investiture

Le nouveau président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré (G) et son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, lors de la cérémonie d'investiture à Ouagadougou, le 29 décembre 2015.
© AHMED OUOBA / AFP

Le président ivoirien a assisté à l'investiture du nouveau président burkinabè, mardi, avec une forte délégation composée de ses plus proches collaborateurs. Après la cérémonie, Alassane Ouattara et Roch Marc Christian Kaboré ont eu un tête-à-tête. Le président Ouattara a aussi rendu visite au Mogho Naba, chef suprême des Mossis, qui avait joué un grand rôle pour éviter l'affrontement entre les soldats de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle et ceux venus des autres garnisons, après le coup d'Etat de septembre.

Les deux chefs d'Etat ont échangé après la cérémonie d'investiture, mardi, à Ouagadougou. La rencontre a duré une dizaine de minutes. Mais selon des sources proches du nouveau président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, la question du mandat d'arrêt contre Blaise Compaoré n'a pas été évoquée avec Alassane Ouattara. « Il était prématuré d'aborder le sujet », a fait savoir notre source.

En tout cas, la délégation ivoirienne a rendu une visite au Mogho Naba, chef suprême des Mossis, qui représente la plus haute autorité traditionnelle. Aucune information n'a filtré sur le tête-à-tête entre le chef de l'exécutif ivoirien et le Mogho Naba.

Extradition de Blaise Compaoré ?

Quant au mandat contre Blaise Compaoré, une source judiciaire affirme qu'il a été bien transmis aux autorités ivoiriennes par le canal du ministère des Affaires étrangères. La demande d'extradition n'a pas encore été transmise. Car le juge d'instruction doit réunir toutes les pièces pour motiver sa demande, notamment le mandat d'arrêt, un aperçu des pièces versées à la procédure et l'ordonnance de demande d'extradition.

Et selon cette source proche du dossier, la convention bilatérale d'entraide judiciaire signée en juillet 2014 prévoit qu'en cas de refus de la demande d'extradition, cette décision doit être motivée. Mais surtout que la Côte d'Ivoire doit s'engager à juger la personne sur son sol.