L'année 2015 en Afrique marquée par un ralentissement de l'économie

Un puits de pétrole en Algérie.
© Getty Images/ Keystone-France

En Afrique, l’année 2015, qui s’achève, a été marquée par un ralentissement de l’économie. La plupart des pays ont été obligés de revoir leurs budgets à la baisse, spécialement les pays producteurs de pétrole.

Etablis sur la base d’un baril du pétrole à 80 dollars fin 2014, les pays comme le Gabon ou le Congo avaient réduit leurs budgets 2015 en pleine exécution lorsque le cours de l’or noir est passé à 50 dollars. Il est depuis le mois d’août sous la barre de 40 dollars.

Un pays comme l’Algérie a vu ses énormes liquidités tirées des hydrocarbures fortement diminuer. Et le vote de la loi de finances 2016 fin novembre a enregistré une contestation sans précédent au sein même du FLN, le parti majoritaire.

Au Tchad la forte chute des cours du pétrole se traduit par le retard du paiement des salaires aux fonctionnaires et l'accumulation des arriérés des bourses des étudiants. Mais le Tchad voit aussi ses dépenses exploser depuis qu'il s'est engagé, début 2015, dans la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram.

Des conséquences aussi dans un pays comme l’Angola, le deuxième producteur africain de pétrole. Les employés de l’entreprise publique des transports à Luanda ont passé les deux dernières semaines de l’année en grève. Ils réclament 9 mois d’arriérés de salaire.

Dans un autre pays producteur d'or noir, le Gabon, le budget 2016 est en baisse par rapport à l’année dernière. Mais alors que les coupures affectent des secteurs comme l’éducation et la santé, la défense voit son budget augmenter de 19%.