Le Zimbabwe confronté à une crise alimentaire

Une sécheresse sévère et des tempérautres élevées ont notamment ravagé les récoltes de maïs, au Zimbabwe.
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Le ministre de l'Agriculture du Zimbabwe a annoncé cette semaine une hausse des importations de produits alimentaires, notamment de maïs, pour palier à un sérieux déficit. Selon plusieurs organisations, le pays n'aurait plus que l'équivalent de huit semaines de réserves de maïs. Et ce alors que cette céréale est l'aliment de base pour une grande très majorité de la population.

Cela fait des mois que les Nations unies tirent la sonnette d’alarme. Le Zimbabwe est proche d'une crise alimentaire. Des pluies irrégulières, une sécheresse sévère et des températures anormalement hautes ont ravagé les récoltes. La production agricole a chuté de moitié cette année.

Cette semaine, l'association zimbabwéenne des producteurs de céréales a prévenu, le pays ne détient plus que 248 000 tonnes de maïs en réserve. Soit de quoi tenir environ huit semaines.

Jeudi 31 décembre, le ministre de l'Agriculture Joseph Made a reconnu que les réserves étaient basses. Et a promis que le gouvernement allait importer du maïs pour nourrir 1,5 millions de personnes. Le gouvernement a déjà importé pour 100 millions d'euros de maïs depuis le début de l'année.

Mais les économistes mettent en garde. Une baisse des récoltes dans la région veut également dire une augmentation des prix. Le gouvernement n'a déjà pas pu payer ses fonctionnaires le mois dernier par manque de liquidité. Difficile d'imaginer d'où vont provenir les fonds pour payer ses importations de céréales.