Liban: Hassan Nasrallah accuse Riyad de «terrorisme»

Le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors d'une allocution télévisée sur la chaîne al-Manar.à Beyrouth, le 3 janvier 2016.
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Dans un discours retransmis dimanche soir par la chaîne du Hezbollah al-Manar, Hassan Nasrallah s'en est pris à la famille régnante al-Saoud, suite à l'exécution du cheikh al-Nimr.  

Le chef du puissant mouvement chiite libanais Hezbollah a accusé Riyad de « terrorisme » après l'exécution du dignitaire chiite saoudien, le cheikh al-Nimr. Il a demandé le départ de la famille régnante des « al-Saoud, qui, depuis des décennies, enflamme » les tensions entre chiites sunnites. « Il faut faire attention à ne pas transformer la question en [conflit] sunnite-chiite », a-t-il souligné. « Ceux qui ont tué le cheikh al-Nimr, ce sont les al-Saoud ».

Lors de son discours retransmis par la chaîne al-Manar, il a averti que le sang de al-Nimr « poursuivra la famille des Saoud dans le monde et dans l'au-delà ». Utilisant un ton d'une sévérité inhabituelle, Hassan Nasrallah a estimé que l'exécution du cheikh al-Nimr « dévoile le vrai visage criminel, despotique, terroriste de l'Arabie saoudite » et que cette exécution « n'est pas quelque chose que l'on peut passer outre, absolument pas ».

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah a abondé dans le même sens. Dans un message posté sur son compte personnel sur Facebook, Naïm Qassem a estimé que la mise à mort de al-Nimr constitue « le début de la fin du régime saoudien », rapporte notre correspondant au Liban,  Paul Khalifeh.

Toujours à Beyrouth, plusieurs instances et associations chiites ont organisé dimanche un rassemblement devant le siège des Nations unies dans le centre-ville et devant l'ambassade d'Arabie saoudite, pour dénoncer l'exécution du cheikh al-Nimr.