Libye: l'émissaire de l’ONU Martin Kobler veut s’installer à Tripoli

L'envoyé spécial de l'ONU en Libye Martin Kobler (G) et le président du Parlement de Tobrouk, Aguila Saleh (D), le 1er janvier 2015.
© REUTERS/Stringer FOR EDITORIAL USE ONLY. NO RESALES. NO ARCHIVE.

Après de récentes visites dans le pays, le chef de la mission de l'ONU en Libye a affiché sa volonté de revenir rapidement en Libye. Depuis l'été 2014, les Nations unies sont retranchées en Tunisie.

Martin Kobler poursuit son offensive. Il a rencontré, jeudi 31 décembre 2015 et vendredi 1er janvier 2016, les responsables deux autorités qui se disputent le pouvoir. Dans une interview publiée dimanche 03 janvier 2016 par le journal allemand Bild, le chef de la mission de l'ONU en Libye assure que lui et une équipe réduite s'installeront à Tripoli « dès que possible ». « Il faut savoir prendre des risques, mais sans jouer les Rambo », selon sa formule.

Sur le terrain, la marge de manœuvre est faible. L'hôtel Corinthia, qui avait l'habitude d'accueillir des diplomates, a lancé des travaux comme notamment l'installation d'un portail et un rehaussement des murs d'enceinte.

Des responsables de la sécurité de l'ONU ont également visité ces dernières semaines deux villages résidentiels fermés qui ont déjà accueilli la mission de l'ONU avant son départ à l'été 2014.

Cependant, les brigades qui contrôlent la capitale libyenne ne sont pas prêtes à laisser revenir les Nations unies. Une solution envisagée est celle d'une zone verte à l'image de ce qui se passe à Bagdad.

Outre l'imminence du retour de l'ONU en Libye, Martin Kobler n'a pas exclu l'envoi de troupes internationales au sol pour combattre l'Etat islamique dans le pays.