Gabon: Jean Ping veut représenter l'opposition face à Ali Bongo

L'opposant gabonais Jean Ping a déposé sa candidature pour représenter le Front uni de l'opposition à l'élection présidentielle.
© Creative commons

Au Gabon, à moins d'un an de la prochaine élection présidentielle, l'opposition tente de s'organiser pour prendre le pouvoir. Lundi 4 janvier, Jean Ping a déposé au siège du Front uni de l'opposition pour l'alternance, la principale coalition de l'opposition gabonaise, sa candidature pour espérer être désigné candidat unique de cette élection présidentielle. L'opposition est malheureusement divisée, comme à la veille de chaque élection.

« Je suis heureux d'avoir déposé ma candidature. Il appartient au bureau du Front de choisir le meilleur candidat », a déclaré un Jean Ping radieux.

L'ancien président de la Commission de l'Union africaine, trop sûr de son curriculum vitae et de son carnet d'adresses, espère que sa candidature sera retenue pour chasser Ali Bongo du pouvoir. Le président sortant de son côté ne cache plus son ambition de briguer un second septennat.

« Oui, c'est moi le prochain président de la République gabonaise », a martelé Jean Ping répondant aux journalistes qui lui demandait s'il est capable de battre Ali Bongo et son parti au pouvoir depuis près d'un demi-siècle.

Malgré cet optimisme, tout n'est pas encore gagné pour l'ancien chef de la diplomatie gabonaise. Le Front qui doit porter sa candidature est profondément divisé. Plusieurs membres fondateurs n'acceptent pas d'être commandés par Jean Ping, nouveau venu dans l'opposition. Ils se canardent en public et par presse interposée. « Cette impitoyable guerre des chefs feraient les affaires du pouvoir », regrettent plusieurs observateurs.