Présidentielle en RCA: le président du CNT joue les médiateurs

Alexandre Ferdinand Nguendet, president du Conseil national de transition.
© ERIC FEFERBERG / AFP

Ce lundi, une vingtaine de candidats à l'élection présidentielle en Centrafrique ont dénoncé le manque de crédibilité des élections en Centrafrique et réclament l'arrêt du processus électoral. Le président du Conseil national de transition a tenté, ce mardi, une médiation avec ces frondeurs.

Une dizaine de candidats ont été reçus, ce mardi matin, par Alexandre Ferdinand Nguendet, le président du Conseil national de transition. Tous les signataires de l'accord ont été invités, certains ne sont pas venus et ne répondent pas à leur téléphone, d'autres se sont carrément retirés. C'est le cas du général Yangongo, par exemple, qui a retiré sa signature du document paraphé lundi. Le président du CNT a tenté de jouer la médiation en rappelant la nécessité de poursuivre le processus engagé.

Concernant les autres candidats, ceux qui n'ont pas signé le document, Faustin-Archange Touadéra pour l'instant en tête de ces élections, selon des résultats toujours partiels, a été reçu individuellement par le président du CNT. Puis cela a été le tour d’Anicet Georges Dologuélé, autre grand favori.

Pas d’arrêt du processus

Aucun de ces candidats n'a souhaité s'exprimer publiquement. Mais en coulisse, leurs proches conseillers affirment qu'ils n'ont pas souhaité s'associer à cette démarche qu'ils jugent contraire au code de bonne conduite. « Le rôle d'un futur président ce n'est pas de faire du raffut sur la place publique, mais d'utiliser les voies légales de recours », confie un candidat qui n'a pas souhaité signer le document.

Difficile donc de prévoir comment ce mouvement de contestation va évoluer. Mais l'Autorité nationale des élections, en charge de l’organisation des scrutins, l'a affirmé ce matin : il n'y aura pas d'arrêt du processus électoral.