Côte d'Ivoire: baisse des effectifs au sein de l'armée

Le ministre de la Défense ivoirien Paul Koffi Koffi, lors d'une conférence de presse à Abidjan, le 11 août 2014.
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A l'occasion des vœux présentés mardi 5 janvier aux cadres de l'armée par le président Alassane Ouattara, le ministre de la Défense, Paul Koffi Koffi, a confirmé que les effectifs des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) allaient diminuer à l'horizon 2020. Mais sans coupe drastique, a-t-il pris soin de préciser.

Paul Koffi Koffi l'avait déjà annoncé lundi 4 janvier à l'occasion de la séance plénière avec les membres de la commission Défense et Sécurité à l’Assemblée nationale. Le ministre, qui défendait le projet de loi de programmation militaire, s'était expliqué sur la baisse prévue des effectifs. Il est revenu sur cette annonce au micro de RFI hier en marge de la cérémonie des voeux présentés à l'armée par le chef de l'Etat :

« Nous partons du fait qu'aujourd’hui, le budget est essentiellement absorbé par le fonctionnement, [et] qu’il faut mettre l’accent sur les investissements. Cela passe par une maîtrise des effectifs et nous avons des ratios. Et le ratio le plus important qu’il faut regarder, c’est la proximité des forces de sécurité avec la population », a-t-il indiqué.

« Ce que nous proposons, c’est [de] rééquilibrer l’armée parce que nous avons, à un moment donné, eu une pyramide qui s’est complètement renversée. Mais il s’agit d’un programme de départs volontaires. Il ne n’agit pas d’une réduction drastique des effectifs. C’est un programme de départs volontaires qui va concerner - quand le moment viendra, on va en donner les détails - ceux qui seront probablement à deux années de la retraite. Il ne s’agit pas d’une coupe sombre et drastique comme ça a déjà été interprété par la presse. »

Combien de personnes seraient concernées ? « Je ne connais pas encore les chiffres, parce que le principe est de parvenir à des ratios conformes aux moyens et aux capacités du pays. » Paul Koffi Koffi avait cependant déclaré lundi 4 janvier lors de la réunion : « En termes de ressources humaines, nous passerons de 41 515 hommes en 2015 à 40 000 hommes en 2020. »