Le Tchad affiche son volontarisme dans la lutte contre le terrorisme

Des éléments de l'armée tchadienne dans les rues de Gambaru, au Nigeria, le 4 février 2015.
© REUTERS/Stringer

Au Tchad, mardi 5 janvier, le chef de la diplomatie, Moussa Faki Mahamat a rencontré la presse pour faire le point sur l’action du Tchad à l’international ces dernières années. Action marquée surtout par des interventions dans la lutte contre le terrorisme qui n’ont toujours pas été reconnues par la communauté internationale.

En ce début d’année 2016, annoncée comme difficile sur le plan économique, et à l’heure du bilan, une partie de l’opinion se demande si le pays a bien fait de s’engager dans des opérations militaires aussi coûteuses au Mali, au Cameroun, au Niger et au Nigeria pour lutter contre le terrorisme sans véritables retombées pour le pays.

Oui, répond le ministre des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat : « Certes c’est une opération qui nous a coûté des hommes d’abord, elle nous a coûté du matériel, elle nous a coûté de l’argent. Mais je crois que nous avons bien fait de le faire. Même en étant une mauvaise conscience peut-être pour les autres. »

Malgré ce volontarisme, la tâche n’est pas facile dans un contexte international où chaque puissance a son agenda, explique le chef de la diplomatie tchadienne : « Malheureusement sur le plan international, les mécanismes sont ce qu’ils sont, les enjeux sont ce qu’ils sont, les intérêts géostratégiques des puissances sont ce qu’elles sont, et il n’est pas facile de faire bouger les choses. »

Le ministre ajoute que le Tchad, qui vient d’achever un mandat de membre non-permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, en a profité pour demander une modification des règles de maintien de la paix dans le monde en prenant en compte la nouvelle donne qu’est le terrorisme.