L’ONU envisage de réduire encore ses effectifs en RDC

Le secrétaire général des Nations unies recommade le départ de 1700 hommes de la Monusco.
© Photo MONUSCO/Abel Kavanagh

L'ONU est déployée depuis plus de 20 ans en République démocratique du Congo. En mars dernier, elle avait déjà retiré 2 000 casques bleus sur les 20 000 que comptait la mission, la Monusco. Cette fois, Ban Ki-moon recommande le départ de 1700 hommes supplémentaires. C'est la principale conclusion du dernier rapport du secrétaire général de Nations-Unis sur la RDC. Un rapport rendu public mardi.

Selon Ban Ki-moon, le retrait de 1700 casques bleus supplémentaires n'amputerait pas la capacité de la Monusco à mener à bien sa mission. Une analyse qui pourrait satisfaire les autorités congolaises soucieuses de s'affranchir au plus vite de la tutelle onusienne, avec qui les relations se sont considérablement dégradées.

Mais ce retrait, qu'il veut progressif, ne doit pas se faire n'importe comment. Dans le même temps, Ban Ki-moon suggère donc de réorganiser ses troupes pour renforcer la composante police de la Monusco et s'assurer, « qu'elle est en mesure d'assurer sa mission de protection de civils à l'approche des échéances électorales ».

Inquiétudes

Car le secrétaire général de l’ONU se dit profondément troublé « par la montée des tensions politiques » dans le pays, « l’augmentation du nombre d'incidents sécuritaires et des violations des droits de l'homme ». Des tensions de nature selon lui à « déboucher sur des violations généralisées » si rien n'est fait pour les apaiser.

La Monusco se réserve d'ailleurs la possibilité de se redéployer au complet en cas de besoin. Car le plafond de la mission reste lui inchangé, fixé à 21 000 casques bleus.