Bénin: Bio Tchané se lance dans la course pour la présidentielle

Abdoulaye Bio Tchane.
© Jeune Afrique/Vincent Fournier

Au Bénin, le dépôt des candidatures n'a pas encore commencé pour la présidentielle du 28 février, mais déjà, plusieurs candidats se sont fait connaitre. Dernier en date : l'économiste Abdoulaye Bio Tchané, ancien patron de la Banque ouest-africaine de développement. Il se présentera donc pour la deuxième fois à la présidentielle et il a choisi de réunir ses partisans dans la capitale, ce jeudi.

C'est au stade Charles-de-Gaulle de Porto-Novo, la capitale, qu'Abdoulaye Bio Tchané a été investi par son parti, l'alliance L'Avenir pour un Bénin triomphant. Un choix qui a surpris, car ABT, comme on l'appelle au Bénin, est originaire de Djougou dans le nord du pays. De très nombreux partisans avaient d'ailleurs fait le déplacement en bus, et il y avait même une parade de cavaliers bariba avec leurs chevaux en parures traditionnelles.

Mais Abdoulaye Bio Tchané a choisi d'être investi à Porto-Novo, car il y a passé une partie de son enfance et parce qu'il veut en faire une capitale digne de ce nom. C'est le premier engagement énoncé dans son discours par l'ex-président de la Banque ouest-africaine de développement, ex-directeur Afrique du FMI et ancien ministre des Finances de Mathieu Kérékou, qui a dévoilé un projet de société où l'économie a la priorité : il propose de créer des emplois pour les jeunes via un plan national pour l'emploi, d'autonomiser les femmes, de moderniser l'agriculture et de réformer les services publics. ABT a aussi promis de rembourser les spoliés d'ICC Services, cette structure de placement qui avait ruiné des milliers d'épargnants il y a cinq ans. Autre pilier de son projet de société : la lutte contre la corruption et l'impunité.

C'est la deuxième fois qu'Abdoulaye Bio Tchané se présente à la présidentielle après sa tentative de 2011, où il avait fini à la troisième place. Et pour l'instant, alors que tous les candidats ne sont pas encore connus, il est même le seul parmi ceux qui ont leurs chances à avoir déjà été en lice il y a quatre ans. Signe que le paysage politique béninois est en pleine recomposition.