Libye: les zones gouvernementales prises pour cible

Le centre de formation de la police, à Zliten, en Libye, après l'explosion d'un camion-citerne par un kamikaze, le 7 janvier 2015.
© REUTERS/Stringer

Deux attentats-suicides ont fait au moins 74 morts jeudi 7 janvier en Libye. Ces attaques sont de plus en plus fréquentes dans ce pays en déliquescence où deux gouvernements et deux Parlements rivaux s'affrontent, laissant les groupes armés se développer et imposer leur loi, à l'image de l'organisation Etat islamique. Les attentats sont survenus dans chacune des deux zones contrôlées par les gouvernements ennemis, les jihadistes sont fortement soupçonnés.

Les deux villes ciblées ne semblent pas avoir été choisies au hasard. Le premier attentat a eu lieu à Zliten, une ville sous le contrôle du gouvernement de Tripoli. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier en Libye depuis 2011 avec au moins 67 morts et plusieurs centaines de blessés. Un camion-citerne a explosé dans une école de formation de garde-côtes, alors que 400 élèves étaient en pleine exercice dans la cour.

Le second attentat s’est déroulé à Ras Lanouf où se situe un important terminal pétrolier dans le giron du gouvernement de Tobrouk. Une voiture piégée a explosé à un barrage tuant au moins six gardes et un bébé de seize mois.

Cette dernière attaque a été revendiquée par l’Etat islamique, contrairement à celle de Zliten. Cependant la ville est proche géographiquement et idéologiquement de Misrata dont les brigades sont en première ligne pour combattre le groupe Etat islamique.

Ces deux attaques interviennent après une semaine marquée par une série d'offensives du groupe jihadiste dans des zones stratégiques. En début de semaine, l’organisation Etat islamique avait essayé de prendre le contrôle des deux principaux terminaux pétroliers du pays, situés à Ras Lanouf et à al-Sedra. Selon les experts, le groupe Etat islamique cherche à faire main basse sur l’or noir libyen pour reconstituer un trésor de guerre.

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