RDC: les FDLR démentent être impliqués dans un massacre au Nord-Kivu

Une patrouille de la Monusco au Nord-Kivu où les FDLR sont souvent montrés du doigts dans des exactions.
© MONUSCO/ Lt Col Kuldeep Kumar

Une attaque menée par un groupe armé a fait quinze morts selon les autorités et la Mission des Nations unies en RDC (Monusco), tôt jeudi matin, à Miriki, une localité du Nord-Kivu, dans l'est du pays. Les autorités provinciales doivent se rendre sur place ce vendredi matin. Le Nord-Kivu est déchiré par les conflits depuis plus de 20 ans. Plusieurs groupes armés sont actifs dans la zone, notamment la milice hutu rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Accusés de nombreuses exactions contre les civils dans la zone, les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) sont pointés du doigt par les autorités par l'armée congolaise et la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) dans ce nouveau massacre.

Le porte-parole de la Monusco, Charles Bambara évoque des tensions ethniques dans la localité qui seraient à l'origine de l'incursion de la milice hutu rwandaise. « Ces dernières semaines, les déplacés hutus congolais présents dans le territoire de Lubero n’avaient pas suffisamment de vivres et ont dû piller les récoltes des voisins ce qui a exacerbé une fois de plus la tension dans ce territoire et qui a dû très certainement faire intervenir ces Hutus rwandais, les FDLR, qui d’une certaine façon soutenaient les Hutus congolais pour défendre leur cause », explique-t-il.

Mais les principaux intéressés nient toute implication dans l'attaque de Miriki. La Forge Fils Bazeye est le porte-parole des FDLR. « Nous déplorons ce massacre et nous déclinons toute responsabilité, a-t-il déclaré. Nous ne sommes pas à Miriki. Ces accusations fallacieuses ont tout de suite étaient avancées parce qu’ils n’ont pas su protéger une population qui était à côté des FARDC [armée congolaise, NDLR]. Tout ce que nous pouvons recommander, c’est une enquête internationale neutre pour déterminer les auteurs de cet odieux massacre. »

La Monusco a fait savoir qu'une mission d'enquête avait été dépêchée sur le terrain.