Afrique du Sud: l’ANC fête ses 104 ans, Jacob Zuma prône l’unité

Le président sud-africain, Jacob Zuma, a appelé à l’unité à l’occasion du 104ème anniversaire de son parti, le Congrès national africain (ANC), ce samedi 9 janvier 2016.
© Reuters/Nic Bothma/Pool

En Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC) fête, ce samedi 9 janvier, ses 104 ans. Le parti de Nelson Mandela est au pouvoir depuis la fin de l'apartheid, en 1994. Le président Jacob Zuma a prononcé un discours que l'on disait très attendu. Il s’agit, en effet, de son premier discours, cette année, alors que le parti est profondément divisé et lui-même hautement contesté.

« L'unité avant les élections », c'est en substance le message du président Zuma qui s’adressait à des militants réunis dans un stade à l’occasion de la célébration annuelle de la naissance de l’ANC, le parti au pourvoir.

Le chef de l'Etat a appelé les alliés de gauche, syndicats et parti communiste qui se sentent marginalisés dans le gouvernement, à se rallier derrière l'ANC.

Il a également appelé les jeunes, surtout ceux qui ont été particulièrement critiques l'année passée, à aller s'inscrire sur les listes électorales et à voter. Un message du président sud-africain alors que des élections locales doivent se tenir dans quelques mois et que le parti au pouvoir, l'ANC, est sérieusement menacé dans plusieurs grosses villes.

« Unité raciale  » également. Le président Zuma est ainsi revenu sur les incidents des derniers jours et sur les commentaires racistes postés sur les réseaux sociaux.

« Il est clair qu'une minorité idéalise toujours l'apartheid mais ils vivent dans le passé. Nous devons travailler ensemble pour lutter contre le racisme », a-t-il déclaré. Jacob Zuma a également appelé à plus de transformation, notamment dans le secteur privé qui reste dominé par des travailleurs masculins et blancs.

L'année 2015 a été marquée par de nombreuses manifestations dans les universités avec notamment les étudiants se plaignant de la lenteur des changements, vingt après la fin de l'apartheid, et surtout des coûts, inabordables, pour une grande majorité d'étudiants noirs.

Enfin, à moins de six mois des élections locales, le président sud-africain a évoqué la possibilité d'instaurer un salaire national minimum en 2016. Une promesse de l'ANC qui perdure depuis vingt ans.