Afrique du Sud: Ramaphosa sur la sellette pour la succession de Zuma

Cyril Ramaphosa et Nelson Mandela brandissent la nouvelle Constitution sud-africaine, le 10 décembre 1996.
© AFP/ ADIL BRADLOW

La présidence sud-africaine rejette les rumeurs de tensions entre le chef de l'état et le vice président, rumeurs renforcés ce weekend lors des célébrations d'anniversaire de l'ANC. Le parti au pouvoir fêtait ses 104 ans d'existence. Et alors que tous les hauts cadres du parti étaient présents au dîner de gala vendredi soir. Le vice-président Cyril Ramaphosa s'est fait remarquer par son absence.

Selon un communiqué de la présidence, le vice-président Cyril Ramaphosa était en déplacement à Juba au Soudan du Sud, dans le cadre de sa médiation dans la région. Son avion pour rentrer en Afrique du Sud a pris du retard. C’est pour cette raison, il n'était pas présent au diner d'anniversaire de l'ANC.

La présidence qui condamne toute tentative des médias d'y voir une discorde entre le président Jacob Zuma et son numéro deux. Et pourtant les rumeurs de tensions croissantes entre les deux hommes ne sont pas nouvelles.

Le mois dernier, des bruits ont même couru que Cyril Ramaphosa aurait menacé de démissionner, si le président Zuma ne revenait pas sur la décision de nommer un proche au poste de ministre des Finances.

La succession de Jacob Zuma

En tout cas, une guerre de succession au président Zuma s'est engagée, entre Ramaphosa et Nkosazana Dlamini Zuma, présidente de la commission de l'Union africaine. Et selon des sources internes à l'ANC, le président Zuma soutiendrait la candidature de son ex-épouse. Jacob Zuma ne ferait pas entièrement confiance à son vice-président pour le protéger contre d'éventuelles inculpations pour corruption une fois redevenu simple citoyen.