Afrique du Sud: la langue des Khomani San bientôt éteinte

Une école qui enseigne la langue des Khoisans dans la province du Cap du Nord en Afrique du Sud.
© AFP PHOTO/MUJAHID SAFODIEN

En Afrique du Sud, l’une des dernières personnes à pouvoir parler la langue des Khomani San, une population indigène, est décédée. Ouma Magrieta, 74 ans, a été enterrée ce week-end à Uppington dans la province du Cap du Nord. Elle faisait partie de la tribu des Khomani San, une population indigène du désert du Kalahari dont la langue maternelle s'est éteinte.

Ouma Magrieta était l'une des cinq dernières personnes au monde à pouvoir parler la langue des Khomani San. Une langue à clic, vieille de plus de 20 000 ans et parmi les plus compliquées au monde. Elle était parlée par les Khomani San, un sous-groupe des Khoisans, population indigène d'Afrique australe, également appelé les Bushmen.

En Afrique du Sud, la majorité des Khoisans a été convertie à l'afrikaans lors de l'apartheid. Aujourd'hui, il reste une vingtaine de dialectes Khoisans parlés notamment dans les pays voisins, la Namibie et le Botswana.

Certains de ces dialectes sont quasiment éteints, d'autres tel que le khoekhoe sont toujours utilisés. Quant au « nǀuu », on le croyait disparu il y a quelques années. Finalement, il ne reste donc plus que quatre personnes à le parler et elles ont toutes plus de 70 ans.