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Ouganda

Elections en Ouganda: inquiétude devant l’émergence de groupes de défense

Patrouille de la police ougandaise dans les rues de Kampala.
© Reuters/James Akena

A un peu plus d’un mois des élections générales en Ouganda, la question de la sécurité est très présente. Les arrestations sont régulières, les violences entre militants aussi lors des meetings. Un des gardes du corps du candidat Amama Mbabazi est porté disparu. Les primaires du parti au pouvoir, le NRM, ont été violentes et causé plusieurs morts. Dans ce contexte, des groupes de défense se forment faisant craindre une poussée des tensions.

Le gouvernement affirme tout faire pour le bon déroulement des élections. Il le répète depuis déjà plusieurs semaines: il souhaite un scrutin paisible et équitable. Le Premier ministre, Ruhakana Rugunda, assure d’ailleurs que ses services surveillent de près certains groupes : « Le gouvernement a établi que certains groupes, sous prétexte de former des agents pour sécuriser le scrutin, sont en fait en train d’organiser des milices. Nous avons appris que ces groupes veulent inciter à des actes de violence et provoquer des affrontements à partir du jour des élections et jusqu’à la cérémonie des vœux, dans le cas où ils perdraient les élections ».

Si l’opposition est critiquée, le gouvernement est lui aussi montré du doigt. La police recrute des auxiliaires, parmi les civils afin d’assurer la sécurité lors des élections. Selon les estimations, le nombre de ces « crime preventers » pourrait s’élever à plus de 1,5 million dans le pays. L’inspecteur général de la police, le général Kale Kayihura tente de rassurer : « Le rôle des 'crime preventers' est en réalité de prévenir les crimes et la violence. Dans tous les cas, les crimes preventers partout dans le pays font un très bon travail. Nous ne pourrions pas avoir suffisamment de policiers pendant les élections : patrouilles, sécurisation des foyers, des villages… »

Les observateurs assurent être optimistes sur le déroulement paisible du scrutin, mais restent vigilants. Leur peur : une poussée de violence lors de l’annonce des résultats de la présidentielle.

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