Tchad: les syndicats de fonctionnaires mécontents

Rue de Ndjamena, au Tchad.
© Getty Images/Mathieu Arnaudet

L'Union des syndicats du Tchad tente de faire pression sur le gouvernement pour qu'il renonce à geler les recrutements de fonctionnaires. Les syndicats promettent des actions, dans les prochaines semaines, s'ils ne sont pas entendus. Du côté du ministère de la Fonction publique, on tente de jouer l’apaisement et on se veut rassurant sur les remplacements qui devraient se poursuivre normalement. Mais les syndicats mettent l'accent sur le manque de personnel, notamment dans l'enseignement et la santé.

Fin décembre 2015, lors de la présentation du budget de l’année 2016, le gouvernement a annoncé qu’il ne compte plus augmenter le nombre de fonctionnaires. A partir de 2016, il n’y aura donc plus que des remplacements numériques. C’est-à-dire, que la fonction publique ne recrutera qu’en cas de départ à la retraite ou de décès.

Une décision que ne comprend pas l’Union des syndicats du Tchad, comme l’explique son président Barka Michel : « Partout, on constate qu’il y a un sous-effectif dans les services publics : à l’éducation, à la santé, dans l’administration. Et partout, les services publics sont en sous-effectif. Le gouvernement a peut-être à mieux faire pour trouver des solutions plus cohérentes ».

La centrale syndicale appelle le gouvernement à tirer les leçons de la mauvaise gouvernance qui est la vraie raison de la crise économique que traverse le pays. Ni les jeunes qui ont protesté par plusieurs fois contre la mesure ni les travailleurs, n’accepteront de subir les conséquences de cette incurie, prévient l’Union des syndicats du Tchad, qui annonce des actions dans les semaines à venir si la mesure n’est pas retirée.