En Belgique, une plainte vise l’opposant congolais, Etienne Tshisekedi

Etienne Tshisekedi, le 26 novembre, à Kinshasa.
© REUTERS/Finbarr O'Reilly

Des frondeurs du parti congolais, UDPS, portent plainte à Bruxelles contre le président du parti, Etienne Tshisekedi. Une plainte pour « faux » et « usage de faux », « escroquerie », et « vol et/ou extorsion ». Les plaignants reprochent à l’opposant historique d'avoir détourné le parti de son objectif et réclament des éclaircissements sur des dépenses qu'ils jugent « injustifiées ».

Ce n'est pas la première fois que les frondeurs de l'UDPS désavouent publiquement Etienne Tshisekedi. En septembre dernier, ils avaient même désigné un président intérimaire pour lui succéder. Déjà à l'époque, ils reprochaient au sphinx de Limete d'avoir « unilatéralement modifié » les statuts du parti, le détournant ainsi de son objectif historique à savoir « la conquête, l'exercice et la conservation démocratique du pouvoir ».

Plusieurs de ces frondeurs ont aujourd'hui décidé de joindre la plainte à la parole. André Kalonzo Ilunga est parmi eux : « Etienne Tshisekedi s’est permis de falsifier les statuts du parti en créant une nouvelle organisation qui n’est pas un parti politique, transformant ce parti en une sorte d’association à but lucratif. Nous sommes à quelques mois des élections. Nous tenons à faire vivre notre parti et nous nous édifions contre le fait qu’après avoir falsifié les statuts du parti, Etienne Tshisekedi continue à se faire prévaloir d’être le président de l’UDPS. Nous tenons à ce que la justice mette fin à cette usurpation par Etienne Tshisekedi ».

Second motif de la plainte, des soupçons de malversations financières dans « l'entourage proche » d’Etienne Tshisekedi. Selon l'avocat des plaignants, un « examen de la compatibilité de l’UDPS a fait apparaître des mouvements suspects » et « des dépenses injustifiées ».