Bois de rose: de nouvelles sanctions contre Madagascar

Une espèce de bois de rose.
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La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flores sauvages menacées d'extinction (Cites) se réunissait, jeudi 14 janvier, à Genève sur le cas malgache. La Grande Ile exporte illégalement chaque année des centaines de tonnes de bois de rose. La Cites a pris de nouvelles sanctions à l'égard des autorités de Madagascar.

Les 181 pays membres de la Cites n’auront plus le droit d’importer du bois de rose et d’ébène de Madagascar. La sanction est tombée ce jeudi à Genève. La Grande Ile avait déjà promis en 2013 un embargo sur ses exportations de bois de rose, mais face à son inaction, la Cites a pris les devants.

Milena Sosa Schmidt est experte scientifique pour la Cites, elle estime que la décision va dans le bon sens : « La suspension est un message très fort. Si Madagascar ne fait pas des progrès significatifs d’ici au mois de juin 2016, on va en discuter au mois de septembre pour une suspension. Ça concernera toutes les exportations de tous les spécimens des espèces listées dans la Cites ».

« Aucun résultat »

Ndranto Razakamanarina est président de l'Alliance Voahary Gasy (l'AVG), l'alliance des ONG malgaches pour l'environnement. Même s'il se dit soulagé par la décision de la Cites, il émet des doutes sur l'application sur la Grande Ile : « Il est grand temps pour le gouvernement de vraiment réagir, sincèrement réagir. Le président a déclaré la guerre contre les violations en février 2014. Mais jusqu’à maintenant, il n’y a aucun résultat ».

Le président de l'ONG déplore qu’encore hier soir deux cargos chargés de 100 tonnes de bois de rose étaient annoncés prêts à embarquer dans le nord de l'île de Madagascar.