Côte d’Ivoire: Guillaume Soro visé par un mandat d’arrêt burkinabè?

Le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, ici en mars 2012.
© SIA KAMBOU / AFP

C’est une information de nos confrères du journal Jeune Afrique : le Burkina Faso aurait émis un mandat d'arrêt international contre Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne. Il est accusé par la justice burkinabè d'avoir soutenu le putsch raté du général Gilbert Diendéré en septembre 2015.

Selon les informations de Jeune Afrique, le Burkina Faso a émis un mandat international contre Guillaume Soro, le numéro deux du régime ivoirien. Une source sécuritaire proche de l’enquête confiait à notre confrère que ce mandat d’arrêt signifie qu’il est recherché par la justice burkinabè pour être entendu sur un certain nombre de faits qui lui sont reprochés.

Cette source fait sans doute allusion à la fameuse conversation téléphonique de septembre dernier où certains croient reconnaître les voix de l’Ivoirien Guillaume Soro (président de l’Assemblée nationale ivoirienne) et du Burkinabè Djibrill Bassolé (ancien ministre des Affaires étrangères burkinabè). L’Ivoirien encourageant le Burkinabè à soutenir le putschiste Gilbert Diendéré.

Pas d'extradition possible

« Il ne s’agit que de rumeurs et pour le moment, à notre connaissance, ni le ministère de la Justice, ni celui des Affaires étrangères ne se sont vu notifier un tel document », a déclaré à RFI le porte-parole du président de l’Assemblée nationale, Moussa Touré, joint au téléphone en fin de matinée. Et il ajoute : « Si ce mandat était avéré, il serait considéré comme un acte hostile de la part des autorités du Burkina Faso ». Acte hostile certes, mais précise-t-il l’heure entre Ouagadougou et Abidjan est à l’apaisement et les deux chefs d’Etat se verront prochainement pour aplanir toutes les questions qui fâchent ou qui pourraient fâcher.

A la présidence ivoirienne, une source contactée par notre correspondant affirme : « En Côte d’Ivoire comme en France, on n’extrade pas ses nationaux ». De leur côté, les autorités du Burkina Faso ne confirment pas non plus cette information.