Mali: l’ONU multiplie les patrouilles en attendant le cantonnement

Les casques bleus de la Minusma, la mission des Nations unies au Mali, ici, à Kidal, le 22 juillet 2015 (photo d'illustration).
© REUTERS/Adama Diarra

Le chef d'état-major de la force de mission de l'ONU au Mali s’est exprimé jeudi 14 janvier face à la presse. Il a notamment évoqué la multiplication des patrouilles de ses casques bleus pour sécuriser les populations civiles du nord.

Avec environ 10 500 casques bleus au Mali, les forces onusiennes multiplient les patrouilles sur le terrain. La semaine dernière, il y en a eu 427 dans le pays. Un seul objectif : assurer la sécurité des populations, notamment dans le Nord.

« Nous faisons ce qu’on appelle des patrouilles moyennes ou longue portée, explique du général de brigade Hervé Gomart, chef d’état-major de la force de la Minusma. Ça veut dire qu’il y a des zones reculées dans lesquelles les forces de la Minusma sont présentes quelques heures, quelques jours. Elles rassurent la population ».

En plus de sécuriser les populations, les casques bleus participent également au délicat processus désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR) en cours, notamment sur les sites de cantonnement en construction. « Dans les accords d’Alger, il n’est pas prévu que ce soit la Minusma qui sécurise les sites de cantonnement, affirme le général de brigade, Hervé Gomart. C’est au groupe signataire de le faire. Pourquoi nous y sommes actuellement ? Car c’est le début des travaux. Il fallait d’abord que la Minusma montre qu’elle était vraiment engagée dans ce processus de paix ».

Au total 24 sites de cantonnement vont sortir de terre, 12 pour les groupes armés progouvernementaux et les 12 autres pour les rebelles.