Somalie: bilan incertain dans l'attaque des shebabs contre l'Amisom

Des soldats kényans de l'Amisom, la Mission de l'Union africaine en Somalie. Ici, à Kismayo.
© Photo AFP / AU-UN IST PHOTO

Le président kényan Uhuru Kenyatta condamne l'attaque perpétrée par les islamistes shebab contre une base de l'Amisom, la Mission de l'Union africaine en Somalie dans le sud du pays, et annonce que la base est sous le contrôle des soldats kényans de l'UA. L'attaque perpétrée dans la nuit de jeudi à vendredi visait un complexe qui abritait à la fois des soldats kényans de l'Amisom et des soldats somaliens dans l'Etat de Gedo dans le sud du pays. Le bilan reste inconnu à cette heure, mais cette attaque est la troisième d'envergure en près de six mois.

Le silence, pour ne pas dire l'embarras, a dominé toute la journée du côté de l'Amisom et des autorités kényanes au sujet de cette troisième attaque d'envergure depuis le mois de juin dernier. Ce n'est que dix heures après l'attaque que le porte-parole de l'armée kényane a finalement reconnu qu'il y avait des morts parmi ses hommes, sans en préciser le nombre.

Le porte-parole de l'armée kényane affirmait même que ce n'était pas la mission de l'UA en Somalie qui était visée, mais l'armée somalienne. Pourtant, l'organisation islamiste shebab en revendiquant l'attaque ce vendredi matin affirmait avoir causé la mort « de 63 soldats chrétiens du Kenya ». Preuve que comme elle l'avait fait en juin et en septembre dernier, c'est bien la présence de la mission de l'UA dans le sud du pays qui était visée.

Comme lors des deux précédentes attaques à Lego et Janaalé, c'est un attentat-suicide à l'entrée du camp qui a permis aux shebabs de s'y engouffrer pour donner l'assaut, avant qu'une riposte de l'Amisom n'entraîne des combats de plusieurs heures. Et que finalement donc, les soldats kényans de l'Amisom en reprennent totalement le contrôle.