Attaque de Ouagadougou: l'identification des victimes se poursuit

Un policier français inspecte un véhicule brûlé devant le Splendid Hôtel à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 17 janvier 2016.
© REUTERS/Joe Penney

Après l’attaque du Splendid Hôtel et du café-restaurant Cappuccino de Ouagadougou, vendredi soir, les enquêteurs progressent dans le difficile travail d’identification des 29 victimes recensées. On en sait également un peu plus sur le déroulement de l'opération des forces de sécurité.

Le procureur du Burkina Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, Maïza Sérémé, a publié la liste partielle des personnes décédées lors des attaques terroristes qui ont visé le Splendid Hôtel et les restaurants Cappuccino et Taxi brousse, situés à proximité de l'hôtel.

Sept personnes pas encore identifiées

Sur les 29 victimes dénombrées, sept ne sont pas encore identifiées, notamment quatre Noirs et trois Blancs. Sur les 22 victimes identifiées, il y a quatre Canadiens, sept Burkinabè, deux Ukrainiens (dont une Ukrainienne), deux Français, deux Suisses, un Libyen, un Américain, un Néerlandais et un Portugais.

Et on a appris que parmi les victimes figuraient l'ancien président du Comité olympique burkinabè, Pascal Kinda. Il a été abattu par les terroristes alors qu'il se trouvait à la terrasse du restaurant Cappuccino. Il avait 73 ans et avait dirigé le Comité olympique entre 2005 et 2013.

Le procureur, dans un second communiqué, informe les populations et les familles que des actes médico-légaux sont en cours et qu’un communiqué ultérieur les invitera à procéder à l’identification et à l’enlèvement des corps.

Prélèvement d'indices

Concernant l’enquête, les équipes techniques sont toujours sur les lieux. Tout le périmètre est interdit d’accès. Les officiers de police judiciaire prélèvent tous les éléments qui peuvent les aider dans cette enquête.

Sur l’opération en elle-même, une source sécuritaire donne des précisions, les unités spéciales des forces de sécurité burkinabè sont entrées dans l’hôtel par le rez-de-chaussée et les forces françaises par le niveau supérieur. Et ce sont les éléments de l’unité spéciale de la gendarmerie nationale qui ont abattu les trois jihadistes.

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