Le Gabon ne décolère pas après la réponse de Valls sur Bongo

Le président du Gabon, Ali Bongo, à Libreville.
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Au Gabon, les autorités sont toujours aussi irritées après les propos du Premier ministre français laissant entendre que l'élection du président Ali Bongo était discutable. Ali Bongo élu « pas comme on l'entend », avait déclaré Manuel Valls répondant à un humoriste qui l'interpelait sur la présence du chef de l'Etat gabonais lors de la marche pour la liberté d'expression à Paris, le 11 janvier dernier, après les attentats contre Charlie Hebdo. Une petite phrase du Premier ministre français qui a agacé les dirigeants gabonais. Après le rappel de l’ambassadeur du Gabon en France, Libreville a convoqué l’ambassadeur de France au Gabon qui est allé s’expliquer au ministère des Affaires étrangères.

L’ambassadeur de France au Gabon a bel et bien été reçu, ce lundi, au ministère des Affaires étrangères à Libreville où il était convoqué. Dominique Renaux a notamment eu un entretien avec le secrétaire général du ministère qui assurait l’intérim du ministre d’Etat et son ministre délégué, actuellement hors du pays.

Le contenu de l’entretien n’a pas été révélé. Ce que l’on sait, c’est que le Gabon a mis une grosse pression sur la France pour obtenir une rapide réparation des propos du Premier ministre français.

Manuel Valls, en affirmant qu’Ali Bongo n’a pas été élu en 2009, a particulièrement agacé le pouvoir de Libreville qui travaille pour une possible candidature du président sortant, lors de la prochaine élection présidentielle, prévue dans quasiment huit mois seulement.

Les opposants gabonais se frottent les mains et demandent à Ali Bongo d’ouvrir un dialogue national. Leur objectif est de préparer des élections transparentes dont les résultats seront incontestables.