Attaque de Ouagadougou: le gouvernement rencontre les familles

Des soldats sécurisent la zone devant le Splendid Hôtel, le 17 janvier.
© REUTERS/Joe Penney

Le ministre de l’Administration du territoire et de la Sécurité a rencontré les familles des victimes burkinabè, mardi 19 janvier. Une première rencontre depuis les attaques du 15 janvier dernier. Simon Compaoré a fait le point sur la situation sécuritaire et a demandé aux familles ce qu’elles attendent du gouvernement pour l’organisation des obsèques.

Cette première rencontre entre le gouvernement et les parents des victimes de l’attaque du Splendid et du Cappuccino avait un seul objectif : informer les familles sur la situation sécuritaire et les modalités d’enlèvement des corps.

« Est-ce qu’il y en a qui veulent tout de suite enlever le corps de leur parent ou bien ils souhaitent qu’on puisse faire comme ce qu’on a fait pour le crash : une cérémonie collective, un enterrement collectif, etc ? Le gouvernement ne pouvait pas prendre une décision comme ça sans se concerter avec les familles », souligne Simon Compaoré, ministre de l’Administration du territoire et de la Sécurité.

Certaines familles souhaitent l’organisation des obsèques des personnes décédées dans les meilleurs délais. Mathias Tankoano a perdu son oncle. « Vous savez qu’avec les traditions, ce sont des morts accidentelles, ça suit un rite particulier. On a su aussi qu’on avait mis 24h à faire partir les morts à la morgue. L’urgence pour nous les familles c’est de pouvoir rendre hommage à nos parents décédés. »

Au-delà de la colère qui l’anime face à ce qu’il appelle « la barbarie des terroristes », Alassane Baguian plaide pour le renforcement de la sécurité au Burkina Faso. « S’il faut qu’il y ait des militaires comme en Afghanistan, il faut qu’il y ait des militaires partout, devant les restaurants, les bars, les boîtes de nuit, partout, insiste-t-il. S’il faut qu’ils recrutent plus, il faut qu’ils recrutent plus. Et il faut aussi que les Etats qui sont mieux développés nous aident dans leur enseignement. »

Pendant ce temps, le ministre de la Sécurité rassure que l’enquête progresse sur le terrain.