Le bureau de l'Assemblée nationale ivoirienne soutient Guillaume Soro

L'Assemblée nationale ivoirienne, le 18 décembre 2015, lors d'un discours de son président Guillaume Soro.
© SIA-KAMBOU / AFP

Après le mandat d’arrêt international émis par le Burkina Faso contre Guillaume Soro, le bureau de l’Assemblée nationale ivoirienne a fermement réagi mercredi 20 janvier et exprimé son soutien total à son président. Il demande le retrait de ce mandat d‘arrêt. Le numéro 2 de l’Etat ivoirien est suspecté par la justice burkinabè d’avoir joué un rôle dans le putsch raté de septembre dernier.

Le bureau de l’Assemblée nationale ivoirienne a exprimé un soutien franc et total. Sans surprise, la vingtaine de députés membres de cette instance dirigeante de l’hémicycle ont haussé le ton pour défendre leur président.

Guillaume Soro est victime, selon eux, d’un « acharnement politico-judiciaire incompréhensible ». Installés en rang serré devant les multiples micros après plus de deux heures de réunion, ils ont encore dit leur indignation face à un mandat d’arrêt qu’ils jugent diplomatiquement « inconséquent et inamical ». Un mandat d’arrêt dont ils exigent le retrait.

C’est enfin la menace de tensions communautaires qu’agitent ces élus, appelant notamment les Ivoiriens à l’apaisement et à de bonnes relations avec les Burkinabè. Ils sont plus de 3 millions installés en Côte d’Ivoire.

« Le bureau de l’Assemblée nationale s’indigne et condamne avec la dernière énergie cette attitude qui bafoue l’immunité parlementaire du président de l’Assemblée nationale et qui pourrait sacrifier, sur l’autel des politiques, les intérêts des deux peuples, qui ont une longue tradition d’amitié et de fraternité », a martelé Oula Privat, l'un des vice-présidents de l'hémicycle.

Cette déclaration des députés ivoiriens intervient au lendemain d’un communiqué de la présidence ivoirienne, bien plus court et aux mots plus retenus. Alors que des proches de Guillaume Soro s’insurgent contre ce qu’ils qualifient d’affaire d’Etat, la présidence a exprimé sa volonté de régler cette affaire par la voie diplomatique.