Washington appelle le Burundi a accepter une enquête indépendante

Le président burundais Pierre Nkurunziza, le 20 août 2015.
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Les Etats-Unis appellent le gouvernement du Burundi à accepter une enquête indépendante, après le rapport de l’ONU qui fait état de violations massives de droits de l’homme. Ce rapport des Nations unies évoque l’existence de charniers, et une augmentation des cas de tortures et de disparitions suspectes, dont se seraient rendues coupables les forces de l’ordre burundaises. Washington appelle, dans l’urgence, à un dialogue inclusif et sans condition, entre tous les partis.

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Au moment où les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’ONU arrivent au Burundi, pour tenter une médiation et obtenir le déploiement d’une force de maintien de la paix, les Etats-Unis rendent publique, une nouvelle fois, leur inquiétude sur la situation dans ce pays.

Un communiqué du département d’Etat destiné à accroître la pression sur Bujumbura demande au gouvernement « d’autoriser le déploiement immédiat d’observateurs de l’Union africaine, qui vont enquêter sur les soupçons de violations graves des droits de l’homme documentées par le rapport du Haut commissariat de l’ONU, et de cesser d’entraver le travail de ces observateurs par des tracasseries bureaucratiques ».

« Toutes les personnes responsables de crimes contre le peuple burundais devront être traduites en justice, et répondre de leurs actes », ajoute le communiqué.

La confiance est rompue depuis des mois entre Washington et Bujumbura. Le département d’Etat a exprimé sa préoccupation à plusieurs reprises déjà, et le Burundi, depuis octobre dernier, n’est plus bénéficiaire des avantages de l’Agoa, l’accord commercial préférentiel entre le continent africain et les Etats-Unis.