Massacre de Miriki en RDC: la Monusco reconnaît une réponse inadéquate

Une patrouille de la Monusco, en août 2014.
© MONUSCO/ Lt Col Kuldeep Kumar

Il y a deux semaines, dans l'est de la République démocratique du Congo, la localité de Miriki a été la cible d’une attaque qui a fait 17 victimes. Après ce massacre, les habitants sont en colère. Une base militaire est située juste à côté de la ville et ils accusent donc l'armée, et la Monusco, de ne pas les avoir protégés. Le chef de la force des Nations unies reconnait effectivement que la réponse des casques bleus n'a pas été la bonne.

Effectivement, on considère cette attaque et ses conséquences comme étant extrêmement graves. C’est vrai que ça s’est passé dans un village dans lequel nous avons une base. C’est une base de Sud-Africains de la brigade d’intervention. Il y a une perception, il y a peut-être certainement une réalité d’une réponse peut-être tardive et que moi-même, en tant que responsable de la Force, je considère comme inadéquate.
Général Jean Baillaud, chef par intérim de la Monusco
21-01-2016 - Par Sonia Rolley