Visite du chef de la diplomatie congolaise à son homologue de RDC

Vue de Kinshasa, capitale de la RDC.
© Wikimedia/Moyogo

Les relations se réchauffent, entre les deux Congos. Le ministre des Affaires étrangères de Brazzaville, Jean-Claude Gakosso, a passé trois jours à Kinshasa. Il était venu apporter un message du président Denis Sassou-Nguesso, pour son homologue, Joseph Kabila. Une volonté de rapprochement, après la brouille de 2014, et l'expulsion de plusieurs dizaines de milliers de Congolais, de Brazzaville vers Kinshasa.

« Les deux Congos sont une exception sur la planète », a déclaré Jean-Claude Gakosso, qui a bien insisté sur les liens qui unissent les deux pays. La page des expulsions serait tournée, selon lui : « Au mois de décembre dernier, nous nous sommes retrouvés à Kinshasa pour baliser le terrain, prendre des dispositions afin que plus jamais cela ne se reproduise. De part et d’autre, des responsabilités ont été établies. La volonté est là de tourner la page et c’est le sens même de ma présence. »

Le ministre congolais des Affaires étrangères se félicite de la nomination d'Edem Kodjo comme facilitateur du dialogue convoqué par le président Joseph Kabila, mais toujours attendu. Jean-Claude Gakosso dit même avoir brièvement rencontré Edem Kodjo : « Je pense qu’il faut l’aider dans la tâche qui vient de lui être confiée. Edem Kodjo, c’est un proche du président Sassou, il connaît bien les deux Congos. Je pense que nous devons l’encourager dans sa mission. »

Interrogé par la presse, le ministre dit aussi ce qu'il espère pour le Congo-Kinshasa en cette année électorale : « Il faut la paix. Parce que dans la violence, on ne peut pas faire grande chose. Il faut de la pondération, de l’apaisement. Il faut faire preuve d’ouverture et de tolérance dans la paix. » Un message qui vaudrait également pour les autres pays de la région comme le Burundi, souligne le ministre.