Burkina Faso: un dépôt d’armes de l’armée attaqué près de Ouagadougou

L'armée burkinabè patrouillant aux abords du camp de base du RSP, fin septembre 2015.
© AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Au Burkina Faso, ce vendredi matin, un dépôt d’armes de l’armée a été attaqué par des individus identifiés comme des soldats de l’ex-RSP, selon l’état-major général des armées. Ce dépôt est situé à l’ouest de la capitale Ouagadougou. C’est dans cette zone qu’avait eu lieu, en septembre dernier, le premier accrochage entre les forces loyalistes et l’ex-Régiment de sécurité présidentielle, lors de la tentative de coup d’Etat. Un accrochage qui avait fait un mort du côté des soldats putschistes.

Dans un communiqué, l’état-major général des armées burkinabè relate que l’attaque s’est déroulée aux environs de 3 h, ce vendredi matin. Mais le communiqué parle plutôt d’une « tentative d’incursion » au niveau du dépôt d’armes de Yimdi, à quelques kilomètres à l’ouest de la capitale.

Côté bilan, le ministère de la Défense affirme que l’attaque « n’a fait aucune victime ». Selon plusieurs sources sécuritaires jointes par RFI, les assaillants auraient emporté des armes et des munitions.La quinzaine d’assaillants s’est scindé en deux groupes pour échapper aux forces de défense et de sécurité. Mais grâce au soutien de certains partenaires du Burkina Faso, ils ont été localisés.

L’armée a déployé un important dispositif et des actions seraient en cours pour les appréhender. Par ailleurs trois militaires de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle, soupçonnées de complicité avec les auteurs de l’attaque du dépôt d’armes, ont été interpellés selon une source sécuritaire.

L’ex-Régiment de sécurité présidentielle lié à l'attaque

« Les auteurs de cette tentative ont été identifiés comme étant des éléments récalcitrants de l’ex-RSP », précise encore le communiqué de l’état-major. Le site est sous le contrôle des forces armées nationales et le dispositif de surveillance a été renforcé, ajoute le service de communication des forces armées nationales.

Depuis le putsch de septembre 2015, et le démantèlement de leur régiment, les soldats de l’ancienne garde de Blaise Compaoré sont régulièrement cités dans les actions de déstabilisation du pays.

En décembre, à la veille de noël, le gouvernement de la transition annonçait avoir tué dans l’œuf la préparation d’une opération tendant à libérer de la prison, le général Gilbert Diendéré, cerveau présumé du putsch. A l’époque une vingtaine de soldats de l’ex-Régiment de securité présidentielle et d’ex-militaires radiés avaient été mis aux arrêts.