Une semaine après l'attentat, la vie reprend son cours à Ouagadougou

Une semaine après les attaques terroristes qui ont fait 30 morts à Ouagadougou, un rassemblement a été organisé le 23 janvier 2016 devant le Splendid Hôtel et le café-restaurant Cappuccino en hommage aux victimes.
© AHMED OUOBA / AFP

Une semaine après l'attaque terroriste qui a frappé Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, la vie reprend sur l'avenue Kwame Nkrumah. Loin de se laisser abattre, les Burkinabè essaient de reprendre la vie du bon côté. Les cafés et restaurants commencent à fonctionner et les habitants sortent la nuit. La société civile a organisé une marche silencieuse ce samedi 23 janvier pour rendre hommage aux victimes. Reportage.

La plupart des restaurants et cafés situés sur l'avenue Kwame Nkrumah ont rouvert leurs portes, même ceux qui n'ont pas redémarré leurs activités. « On souhaite que la vie revienne ici sur l'avenue Kwame Nkrumah, confie à RFI Shaabi Anthony, le gérant d'un café situé à deux pas du Cappuccino. Ça a fait mal ce qu'il s'est passé mais on doit continuer. On doit continuer. »

Pour les Burkinabè, la meilleure riposte face à ces attaques terroristes, c'est d'apprendre à revivre. « C'est vrai qu'on est tous choqués, mais le plus important c'est de savoir se relever », dit une jeune femme.

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Une marche silencieuse éclairée de bougies a été organisée ce samedi par la société civile pour rendre hommage aux victimes et refuser le dictat des assaillants. « L'intention de ceux qui ont fait ces actes barbares était de faire sombrer le pays, donc il faut leur donner un autre son de cloche. Leur dire que le Burkina reste debout, à travers cette chaine de lumière », explique Walib Bara, l'un des organisateurs.

L'occasion pour les participants de partager un café sur les lieux de l'attaque. « Nous voulons dire non à la peur et non au terrorisme, ajoute Sandrine Nama, artiste musicienne. Nous continuons à partager un café là où on veut au Burkina. Dans la sérénité. » Et une Burkinabè de conclure : « Nous continuerons à boire notre café chez nous, dans notre Burkina splendide. »