L’hommage national du Burkina aux victimes des attaques jihadistes

Un soldat burkinabè tient un portrait d'une des victimes de l'attaque de l'hôtel Splendid, lors d'une cérémonie d'hommage, le 25 janvier 2016.
© REUTERS/Nabila El Hadad

Au Burkina Faso, le pays rend ce lundi 25 janvier un hommage national aux victimes des attaques jihadistes du 15 janvier, de l'hôtel Splendid, Yibi et du bar-restaurant Cappuccino ayant fait 30 morts et 56 blessés. Une cérémonie officielle a eu lieu ce lundi matin. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de plus d’un millier de personnes et il y avait parmi eux le chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré qui a rappelé sa volonté de combattre le terrorisme.

L’accès à la place de la Nation était d’ailleurs soumis à une fouille systématique. Un impressionnant dispositif de sécurité a été mis en place pour sécuriser les lieux.

« Cette attaque terroriste n’a qu’un seul but, semer la terreur et la panique, et d’empêcher les efforts de développement du Burkina Faso dans la paix, la démocratie et la stabilité », a soutenu le président du Burkina Faso. Dans un discours aux allures d’un chef de guerre, le président Roch Marc Christian Kaboré a invité les Burkinabè à se mobiliser pour infliger une défaite cinglante aux terroristes. Le président prévient que le Burkina Faso fera preuve de fermeté contre des individus sans foi, ni loi. Il a en outre invité population à la lucidité et au discernement.

Le représentant de la communauté musulmane, El hadj Boureima Compaoré, a condamné avec la dernière énergie « un acte barbare, inhumain, perpétré par des terroristes ». Et il a appelé à la mise en commun des efforts pour lutter contre tous les facteurs qui favorisent le recrutement des terroristes et la nécessité de mettre en place un cadre pour détecter très tôt les jeunes en déshérence et les empêcher d’emprunter le chemin qui les mènera à leur perte. Avant de conclure, El hadj Boureima Compaoré a martelé que « cet acte ignoble est diamétralement opposé à la foi islamique ».

Enfin le porte-parole des victimes burkinabè a promis que les familles ne fléchiront pas à ce qui est arrivé et qu’elles attendent impatiemment la justice « sans haine, ni rancune » pour montrer que l’humanité est différente de l’animalité.