Inondations: le ras-le-bol des habitants à Madagascar

(Photo d'archive) Dans les rues inondées de Tulear, à Madagascar, le 23 février 2013.
© AFP PHOTO / ANDREEA CAMPEANU

L'année dernière, entre janvier et mars, avec les différentes tempêtes tropicales, les inondations dans la Grande Ile ont provoqué la mort de 115 personnes. On dénombre également 264 000 sinistrés et 60 000 déplacés sur cette période. Absence de rénovation, canaux bouchés par les ordures, dans la capitale Antananarivo, la population est excédée et impuissante.

Des marécages d'ordures, des ruelles boueuses. Des cases en bois et en dur. A Andavamamba, quartier populaire d'Antananarivo, la capitale malgache, les habitants subissent les inondations chaque année. Ici, place au système D.

« J'ai peur pour ma maison, l'eau s'y infiltre et ça s'écroule, témoigne Haja, vendeur ambulant. Du coup, on entasse de la terre au niveau des fondations. Ceux qui en ont les moyens peuvent construire les passerelles et bien vivre. Les autres s'adaptent. Dans tous les cas, l'eau montera. »

Le mois dernier, l'eau est montée jusqu'aux genoux, certains habitants ne pouvaient même plus sortir de chez eux.

Absence de rénovations

Bodo, mère au foyer est excédée. « Déjà les ruelles sont dans un état catastrophique, et quand l'eau monte, les gens tombent à chaque fois. Personne ne rénove, s’indigne-t-elle. Le chef de quartier ne s'en soucie pas alors qu'on est en saison des pluies. Il devrait maintenant prendre ses responsabilités et réhabiliter les rues. »

Les voisins de Bodo, eux, ont déménagé. Une exception dans le quartier. Ceux qui restent réclament des rénovations, sans succès.