Présidentielle au Congo: le PCT au pouvoir fait durer le suspense

Les partis alliés et partenaires du PCT ont tous demandé au président Denis Sassou-Nguesso (ici en mars 2015) de faire acte de candidature.
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Le Parti congolais du travail (PCT) au pouvoir au Congo-Brazzaville semble faire durer le suspense, bien que le président Denis Sassou-Nguesso, qui cumule plus de trente ans au pouvoir, s’affiche comme son incontestable candidat à la présidentielle du 20 mars prochain. Le Comité national d’investiture de l’ancien parti unique qui a ouvert les travaux de sa quatrième réunion, dimanche 24 janvier, doit en donner le verdict ce lundi.

Le Comité national d’investiture boucle son conclave ce lundi 25 janvier. Ses responsables vont désigner le candidat du parti. Celui-ci sera ensuite validé par le Comité central. Pierre Ngolo, secrétaire général du PCT, a tenu à souligner ce dimanche, à l’ouverture de la réunion, qu’après le référendum du 25 octobre dernier, les Congolais s’affairent pour les préparatifs de l’élection présidentielle du 20 mars.

Face aux multiples déclarations de candidatures et même face aux appels au boycott, l’Afrique et le monde ont le regard et l’oreille braqués sur le PCT, a ajouté Pierre Ngolo. Le Comité d’investiture du PCT n’organise pas de primaires. Il choisit un seul candidat.

Donc il n’y a pas de suspense, lance un analyste de la politique congolaise qui relève que toutes les organisations affiliées, les partis alliés et partenaires du PCT ont tous demandé au président Denis Sassou-Nguesso de faire acte de candidature.

Toutes les collectes de fonds, initiées ces derniers temps à travers le pays par ces organisations et partis alliés, sont en faveur de sa candidature.