Côte d'Ivoire: le procès de l'assassinat de Robert Gueï se poursuit

Le procès des assassins présumés du général ivoirien Robert Guei, tué en septembre 2002, risque de durer longtemps.
© Sia KAMBOU / AFP

Deuxième jour de procès de l'assassinat du général Robert Gueï. Après quatorze ans, 24 personnes devront répondre des accusations d'assassinat et de complicité d'assassinat devant les juges. Cela semble le début d'un long procès.

Cinq personnes parmi les inculpés se sont présentées devant le procureur pour ce deuxième jour de procès de l'assassinat du général Robert Gueï. Certains, comme l'adjudant Kouadio Kouadio, avaient déjà comparu le jour précédent.

Devant les questions pressantes, le caporal Gbélé Hory paraît hésitant. Pendant près de deux heures, il nie en bloc le procès-verbal de sa déclaration faite devant du juge d'instruction. Le caporal aurait affirmé, selon les témoins avoir participé à l'assassinat du général Gueï dont le sang aurait même sali sa tenue. Aujourd'hui, il rejette ses accusations sans toutefois réussir à convaincre la cour.

Madame Moularé Coulibaly est la soeur du capitaine Fabien Coulibaly garde rapproché du général Robert Gueï, tué avec d'autres éléments proches du général le 19 septembre 2002. A ce stade du procès, elle affirme être encore loin de savoir ce qui s'est réellement passé.

« Pas de réponse »

« On veut savoir d’abord toute la vérité, ce qui passait ce jour-là, comment mon frère a été tué. En fait, c’est ce qu’on attend. On n’a toujours pas de réponse. On ne sait toujours pas ce qui s’est passé, qui a fait quoi, comment ça s’est passé, pourquoi », explique-t-elle.

La défense a essayé de faire annuler le procès prétextant que les faits étaient prescrits ou amnistiés. Cependant, c'est la toute première fois en Côte d'Ivoire que l'on juge l'assassinat d'un chef d'Etat. Le procès qui s'est poursuivi toute la journée a été suspendu, il reprend ce mercredi matin.