L'ex-première dame Simone Ggagbo dans le box des accusés, lors de son procès en Côte d'Ivoire, le 26 décembre 2014.
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Le procès devant la Cour pénale internationale de Laurent Gbagbo s’ouvre ce jeudi matin. L'ex-président de Côte d'Ivoire avait été arrêté suite à la crise post-électorale qui a fait plus de 3 000 morts de décembre 2010 à avril 2011. Il est poursuivi pour quatre chefs d'inculpation : meurtres, viols, persécutions, actes inhumains. Autre personnalité poursuivie à La Haye ce jeudi : Charles Blé Goudé, l'ex-ministre de la Jeunesse. Absente du banc des accusés, l'ex-première dame Simone Gbagbo que la CPI réclame au gouvernement ivoirien.

Avec notre envoyée spéciale,

En mars 2015, Simone Gbagbo, l’ex-première dame de Côte d’Ivoire est condamnée par la justice ivoirienne à 20 ans de prison ferme pour attentat contre l’autorité de l’Etat et participation à un mouvement insurrectionnel.

Seulement, la machine judiciaire ne s’arrête pas là. La CPI accuse l’ex-première dame de Côte d’Ivoire de quatre chefs d’inculpation relevants de crimes contre l’humanité. En mai 2015, la chambre d’appel de la CPI confirme la recevabilité de l’affaire Simone Gbagbo à La Haye.

Ouattara opposé à son transfèrement

Depuis, la Cour envoie régulièrement des requêtes au gouvernement ivoirien pour demander le transfèrement de Simone Gbagbo. Geste que refuse Alassane Ouattara, le président ivoirien. « Tout le monde sait qu’elle a joué un rôle néfaste dans la crise, affirme Alassane Ouattara. Nous préférons la juger ici, en Côte d’Ivoire, comme tous les autres à venir parce qu’en réalité nos tribunaux sont capables de juger tous les Ivoiriens en Côte d’Ivoire maintenant », poursuit-il.

Au nom de la réconciliation et de la manifestation de la vérité, plusieurs organisations de défense des droits de l’homme critiquent ce manque de volonté politique et demandent que la justice ait accès à toutes les personnes impliquées dans les violences.

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