RCA: les autorités planchent sur un nouveau calendrier électoral

Des casques bleus surveillent un centre de vote, dans le quartier à majorité musulmane du PK5, à Bangui, le 30 décembre 2015.
© REUTERS/Media Coulibaly TPX IMAGES OF THE DAY

La décision de l'annulation du premier tour des élections législatives en Centrafrique a été prise par la Cour constitutionnelle de transition, qui donne donc raison aux plus de 400 requêtes déposées depuis le scrutin. Les élections du 30 décembre sont annulées en raison d'irrégularités et de l'implication de candidats dans ces irrégularités. Mais cette annulation pose de nouveaux problèmes, notamment en termes d'organisation. Ce mercredi, le deuxième tour initialement programmé le 31 janvier a été reporté à une date ultérieure.

En annulant le premier tour des législatives, la Cour constitutionnelle a pris tout le monde de cours, y compris l'Autorité nationale des élections, en charge de l'organisation des scrutins. L'ANE s'attendait certes, à devoir organiser des partielles dans certaines des 140 circonscriptions, mais surtout elle s'était mise en ordre de marche pour l'organisation des seconds tours. « On s'attendait à une invalidation dans une quarantaine de circonscriptions maximum », confie une autre source impliquée dans le suivi des élections.

L'annulation complète pose donc un certain nombre de questions. D'abord, la Cour Constitutionnelle a pris plus de temps que prévu pour rendre sa décision. Du coup le second tour de la présidentielle initialement programmé dimanche prochain va devoir être repoussé. Ce qui amène une autre question : faut-il coupler le second tour de la présidentielle avec le nouveau premier tour des législatives ?

Selon nos informations, l'Autorité nationale des élections aurait proposé la date du 14 février pour les deux scrutins. Date qui doit encore être validée par les autorités de transition.

Un scrutin couplé permet d'en faire baisser les coûts. Mais Il va falloir tout de même mobiliser les bailleurs de fonds pour financer cette échéance imprévue. Des bailleurs qui ne cachent plus leur exaspération face à la conduite du processus électoral en Centrafrique depuis des mois.

L'Autorité nationale des élections devra aussi relever le défi d'organiser un nouveau scrutin dans un délai aussi court tout en s'assurant que les irrégularités relevées le 30 décembre dernier ne puissent se reproduire.

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