Les Africains sous-représentés à la tête des instances mondiales

L'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, le 29 septembre 2015, pourrait succéder à la Chinoise Margaret Chan à la tête de l'OMS.
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Alors que le 26e sommet de l'Union africaine se poursuit à Addis Abeba, des personnalités africaines candidatent pour prendre la tête d'organisations internationales.

L'Afrique trop absente des organisations mondiales ? C'est un vieux débat mais qui persiste. C'est ce qu'a souligné la Commissaire de l'Union africaine aux affaires politiques, Aisha Abdullahi.

« Notre problème est que le Conseil de sécurité de l'ONU a cinq membres permanents qui jouissent du droit de veto. Nous réclamons de l'équité, nous réclamons des réformes. Cinquante-quatre Etats membres, un continent avec plus d'un milliard d'habitants, sans voix au Conseil de sécurité ? Il y a mieux à espérer. »

Mais c'est par la petite porte qu'entreraient les personnalités africaines. Le Mauritanien Ibrahim Thiaw, actuel directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'Environnement, candidate pour le poste de directeur général. Logique, diraient certains, puisque l'Afrique est au coeur des enjeux climatiques.

« L'Afrique constitue un gros morceau dans notre programme. Or c'est assez choquant de voir que l'Afrique subsaharienne produit autant d'énergie que la Turquie. Et si l'Afrique avec son milliard d'habitants aujourd'hui devent suivre une trajectoire d'énergies polluantes, elle prendrait la place que la Chine ou l'Inde occupe aujourd'hui ! »

Du côté de l'Organisation mondiale de la Santé, l'actuel ministre des Affaires étrangères d'Éthiopie, Tedros Adhanom, pourrait succéder à la Chinoise Margaret Chan en juin 2017. L'OMS avait justement été critiqué pour la mauvaise gestion de l'épidémie Ebola en Afrique de l'Ouest.