L'ambassadeur du Mali à l'ONU limogé

Des soldats de la Minusma en patrouille à Kidal, le 23 juillet 2015.
© REUTERS/Adama Diarra

Au Mali, la polémique enfle après la suspension des droits de vote du pays aux Nations unies. La nouvelle était tombée en début de semaine : pour n'avoir pas payé ses cotisations depuis deux ans, le Mali s'est vu retirer son droit de vote lors des Assemblées générales, à New York. Résultat : l'ambassadeur du Mali aux Nations unies est limogé.

Il fallait qu'une tête tombe. Sékou Kassé était ambassadeur du Mali aux Nations unies à New York depuis juillet 2013. Le Conseil des ministres, présidé par le chef de l'Etat Ibrahim Boubacar Keita, vient de mettre fin à ses fonctions. Un acte symbolique, destiné à montrer que les autorités ont pris la mesure du manquement qui suscite aujourd'hui une vaste polémique dans le pays.

Polémique que même les « excuses » publiques du Premier ministre, Modibo Keita, sur les ondes de la radio-télévision d'Etat ORTM, n'ont pas suffi à calmer. Le chef du gouvernement a pointé « l'attitude peu soucieuse de certains cadres » et expliqué que le ministère des Affaires étrangères aurait transmis un mauvais numéro de compte au Trésor où personne ne se serait alarmé du retour de la somme qui devait donc être transférée aux Nations unies.

Version aussitôt démentie par la section syndicale du Trésor, qui assure que l'alerte a bien été donnée, dans une puis deux lettres officielles, et dont le secrétaire général a clamé dans la presse ne pas admettre d'être « jeté en pâture ».