Sommet de l’UA: passage de relais entre Robert Mugabe et Idriss Déby

Le président du Zimbawe Robert Mugabe (au centre) dans les bras de son homologue tchadien Idriss Déby lors du passage de témoin à la tête de l'Union africaine, le 30 janvier 2016 à Addis-Abeba.
© REUTERS/Tiksa Negeri

Le 26e sommet de l'Union africaine s'est ouvert ce samedi 30 janvier à Addis-Abeba. Le temps fort des cérémonies a été le passage de témoin entre le dirigeant du Zimbabwe Robert Mugabe et son homologue tchadien Idriss Déby, nouveau président en exercice de l’UA.

Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba,  Christophe Boisbouvier

« Nous nous réunissons trop souvent, nous parlons toujours trop, mais nous n’agissons pas assez et parfois pas du tout. » C’est par ces mots que le nouveau président en exercice de l’Union africaine, le Tchadien Idriss Déby, a ouvert ce samedi 30 janvier son mandat d’une année à la tête de l’organisation panafricaine.

Et pour montrer qu’il est un homme d’action, le dirigeant a aussi annoncé la création d’un comité des chefs d’Etat pour la Libye, une instance soutenue par l’ONU pour parachever les efforts de l’envoyé spécial Martin Kobler, afin de réconcilier les Libyens et notamment les deux gouvernements de Tobrouk et de Tripoli. « Nous parlons toujours trop », a dit Idriss Déby. Sans doute la raison pour laquelle il a prononcé un discours assez bref d’une vingtaine de minutes.

Robert Mugabe interpelle Ban Ki-moon

En revanche, son prédécesseur à la tête de l’Union africaine, le Zimbabwéen Robert Mugabe, est resté à la tribune pendant près d’une heure et demie. Dans un discours moitié écrit, moitié improvisé, le président du Zimbabwe a redit comme à son habitude tout le mal qu’il pense des Blancs qui asserviraient les Noirs.

Il a notamment interpellé Ban Ki-moon, qui était présent dans la salle. M. Mugabe a demandé au secrétaire général de l’ONU d’appuyer la démarche de tous les Africains en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies.