Assassinat de Robert Gueï: Brunot Dogbo Blé nie toute implication

Le général Brunot Dogbo Blé à la cour d'appel d'Abidjan, le 27 février 2014.
© AFP PHOTO / SIA KAMBOU

En Côte d'Ivoire, le procès des assassins présumés de l'ancien président ivoirien Robert Gueï se poursuit. Ce lundi, c'était un des principaux accusés qui était à la barre du tribunal militaire d'Abidjan. Brunot Dogbo Blé, ancien chef de la Garde républicaine sous Laurent Gbagbo, est suspecté d'avoir ordonné les meurtres du général Guei et de sa femme le 19 septembre 2002, alors qu'un coup d'Etat venait de tenter de renverser le régime de Laurent Gbagbo.

Pendant plus de trois heures, Brunot Dogbo Blé a nié tous les faits qui lui sont reprochés. Non, dit-il, il n'est pas allé à la cathédrale d'Abidjan ce 19 septembre 2002. Non, continue-t-il, il n'était pas présent lorsque le général Gueï y a été arrêté avant d'être tué. Non, conclut-il, il n'a jamais ordonné ce meurtre. « Ce matin-là, j'étais chez moi, affirme-t-il, j'ai regardé des sketches de Coluche, puis je me suis assoupi. »

A la barre sans sa tenue militaire, mais vêtu d'un simple costume bleu marine, l'ancien patron de la Garde républicaine de Laurent Gbagbo n'a jamais varié dans ses déclarations.

Ni devant le scepticisme du président du tribunal, ni accusé par plusieurs de ses co-accusés. « Ne les écoutez pas, depuis la fin de la crise, on m'accable », a lancé pour conclure l'ancien commandant au président du tribunal à celui-là même qui, il y a onze mois, lui a annoncé sa condamnation à vingt ans de prison pour complot contre l'autorité de l'Etat lors de la crise post-électorale.