Nigeria: 85 personnes tuées dans l’attaque près de Maiduguri

Deux enfants devant les décombres d'une maison détruite lors de l'attaque de Boko Haram dans le village de Dalori, près de Maiduguri (nord-est du Nigeria). Au moins 85 personnes ont été tuées dans cette attaque menée samedi 30 janvier 2016.
© STRINGER / AFP

Près de 85 personnes ont été tuées dans l'attaque du village de Dalori par le groupe Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. Les  attaques qui restent régulières, alors que les représentants de la communauté internationale, réunis ce lundi 1er février, au siège de l’Union africaine (UA), ont promis de débloquer des fonds pour financer la Force multinationale mixte. En attendant l'arrivée de ces fonds, les autorités locales et les militaires ne parviennent pas à déjouer toutes les attaques du groupe islamiste.

L'attaque s'est produite, samedi, à Dalori, village situé près d'un camp abritant des réfugiés, et proche de Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno. Les assaillants seraient arrivés en fin de journée. Ils auraient tiré sur les habitants avant de mettre le feu au village. Une partie du cheptel aurait aussi été touchée. Selon des rescapés, l'attaque aurait duré près de quatre heures, ce qui explique l'ampleur du bilan.

Vue du village de Dalori, près de Maiduguri, où des dizaines de villageois ont été tués par Boko Haram, le 30 janvier 2016. © Google Maps

Vendredi déjà, une autre attaque s'est produite à Gombi, dans l'Etat de l'Adamawa. Sur place, les assaillants – deux femmes kamikazes - ont visé un marché, geste récurrent chez les insurgés de Boko Haram.

Dans un communiqué, l'armée pointe du doigt une nouvelle méthode.

«Les deux femmes kamikazes étaient déguisées en folles afin de mieux se fondre dans le décor et ne pas attirer l'attention», commente un porte-parole de l'armée.

Sur cette lancée, l'armée tout comme l'Agence nigériane de gestion des situations d'urgence (NEMA) appellent les populations à redoubler de vigilance afin de prévenir, en cas de suspicion, sur la présence de militants de Boko Haram.