Algérie: d'anciens cadres de la Sonatrach condamnés par la justice

Le siège social du géant pétrolier algérien Sonatrach, à Alger, le 8 février 2015.
© AFP PHOTO / FAROUK BATICHE

Après plus d'un mois de procès, le tribunal d'Alger a rendu mardi 2 février son verdict dans l'affaire Sonatrach. Les anciens cadres de l'entreprise algérienne de pétrole ont été reconnus coupables d'association de malfaiteurs, détournement de fonds publics, blanchiment et corruption dans le cadre de marchés conclus « de gré à gré » avec des compagnies étrangères.

Alors que le procureur avait requis quinze ans de prison, les peines sont finalement légères. L'ancien directeur de la Sonatrach, Mohamed Meziane, a été condamné à cinq ans de prison avec sursis pour corruption.

Belkacem Boumediene, l'ancien numéro deux de l'entreprise, est condamné en revanche à cinq ans de prison ferme pour tentative de dilapidation d'argent public.

« Si je faisais la comparaison avec d’autres chefs d’inculpation, d’autres prévenus qui sont reconnus coupables pour d’une part corruption, pour d’autre part passation de marchés en infraction de la réglementation, je suis désolé, mais les peines ne sont pas équilibrées », a récusé son avocat, Maître Abdelhak Medani.

Faire une demande chiffrée

Sur le banc des accusés, les sociétés italienne Saipem et allemande Funkwerk sont reconnues coupables. L'avocat des parties civiles, Maître Mohamed Zouakou, est satisfait. Il va demander à ce que l'Etat algérien soit remboursé : « Nos créances deviennent certaines, liquides et exigibles et nous allons, dans le cadre de l’argent civil, faire une demande chiffrée. »

Plusieurs accusés, condamnés à des peines de cinq ans de prison, étaient en détention préventive depuis six ans. Ils devraient être libérés très rapidement.