Madagascar: bilan plutôt positif pour l'organisation des sénatoriales

Les irrégularités constatées sont en partie liées à un manque de culture électorale, estime la Céni.
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La Commission électorale nationale indépendante à Madagascar avait tout juste deux mois pour organiser l'élection sénatoriale, remportée par le parti du président de la République (34 sièges sur 42 sénateurs élus), le 22 janvier dernier. Malgré ce court délai et l'absence de subventions internationales, la Céni affirme avoir pu « mener à terme les missions d'organisation et de gestion de la première élection sénatoriale de la IVe République ». Le pays n'avait plus de Sénat depuis le coup d'Etat de 2009. Mais le rapport pointe également du doigt certaines imperfections et irrégularités.

Selon le rapport de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) à Madagascar concernant l'élection sénatoriale de décembre dernier, les missionnaires déployés dans les centres de vote ont fait état d'un déroulement sans problème des opérations de vote.

Défaillances

Cependant, l'institution constate quelques cas de défaillances et de négligences. Ainsi dans certains bureaux de vote, les membres n'étaient pas suffisamment ou n'ont pas signé les procès-verbaux. Dans une commune, il manquait même un isoloir.

Mieux former les électeurs

Des irrégularités que la commission juge isolées, mais qui peuvent être liées à un manque de connaissance électorale. Améliorer la formation et l'éducation des électeurs, c'est un des principaux défis de la commission qui recommande notamment une clarification de la procédure de recours. En effet, sur les 21 requêtes déposées devant la Haute Cour constitutionnelle, toutes avaient été rejetées, en partie pour défaut de qualité ou échéance du délai.