Soudan et Soudan du Sud ont trouvé un accord sur le pétrole

Pour exporter son pétrole, le Soudan du Sud, enclavé, doit utiliser des oléoducs qui traversent son voisin du nord. Photo : Site pétrolier de Paloch, Soudan du Sud, le 2 mars 2014.
© REUTERS/Andreea Campeanu

Juba et Khartoum viennent de trouver un accord de principe sur le montant de la redevance que le Soudan du Sud doit payer au Soudan pour l'utilisation de ses oléoducs.

L’accord de principe va marquer un début de normalisation entre Juba et Khartoum. Les ministres du Pétrole sud-soudanais et soudanais ont décidé l’indexation de la redevance sur le prix du baril de pétrole. Elle ne sera donc plus fixe, comme l’exigeait Khartoum. Une victoire du jeune Etat de cinq ans.

Début 2012, soit quelques mois après son indépendance, le Soudan du Sud avait suspendu pendant plus d’un an sa production de pétrole, officiellement pour protester contre la redevance exigée par le Soudan. Juba, estimait qu’elle était bien supérieure aux normes internationales et proposait de payer à son voisin du nord un dollar par baril exporté. Avec la chute des cours et le montant de cette redevance fixée jusque ici à 24 dollars le baril, le Soudan du Sud vend actuellement son pétrole à perte.

Les oléoducs soudanais menant vers Port-Soudan, sur la mer Rouge, sont encore indispensables au Soudan du Sud pour exporter son brut. Mais pour éviter de dépendre seulement du Soudan pour vendre son pétrole, le jeune Etat a conclu des accords avec le Kenya au sud, l’Ethiopie et Djibouti au nord, pour la construction de deux oléoducs.